| Avant de prendre votre décision renseignez-vous : il existe de nouvelles techniques de pose de prothèse mammaire pour avoir un resultat plus naturel :
* Nouvelle cicatrice plus discréte par voie cachée dans l'aréole et non autour
* Prothèse mammaire rondes à effet anatomique ou anatomiques
* Adaptation parfaite du volume des prothèses mammaires
* Choix de la position de la prothèse mammaire devant le muscle ou derrière, voire les deux : technique biplan
* Correction de la chute des seins par prothèse mammaire sans cicatrice en T inversée
* Absence de fil à retirer, douche le lendemain
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Renseignements pratiques
. principe : augmentation du volume par prothèse mammaire
. anesthesie : générale
. durée de l’intervention : 45 minutes
. hospitalisation : 1 nuit / Entrée le matin sortie le lendemain ou le soir en prémusculaire
. désocialisation : 3 Jours à 1 Semaine
. douleur : modérée calmée par des antalgiques
. pansement : simple désinfection à la maison après la douche
. douche : possible dès le lendemain / pansement étanche
. soutien gorge : à choisir après l'intervention de sport, puis classique, sans armature et non pigeonnant le premier mois.
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Comment obtenir un effet naturel ?
La chirurgie d'augmentation mammaire a évolué. L'augmentation mammaire a progressé. Il est important de choisir la prothèse la plus adaptée ainsi que la voie d'abord (ou cicatrice) la plus discrète.

Différents types de prothèse et forme du résultat
Grâce aux nouvelles opérations de chirurgie esthétique des seins il est possible d'avoir un resultat naturel et adapté.
Le type de prothèse est important : les prothèses rondes sont clasiques elle ne tournent pas, donnent du volume, peuvent avoir un effet pigeonnant, mais aussi un effet naturel si le volume est modéré.
Si le volume choisi est plus important, la patiente souhaitant des implants mammaires doit dire à son chirurgien plasticien, si elle souhaite un effet "bombé", "bien rempli" du haut du sein ou bien si elle veut un aspect en "pente douce" dans ce cas il faut utiliser une nouvelle génération de prothèses rondes qui remplacent efficacement les prothèses anatomiques mais qui nécessitent un volume mammaire initial suffisant.
Un sein un peu rempli ou légerement bombé au dessus de l'aréole est plus beau qu'un sein en forme de poire, l'uitlisation de prothèses rondes à profil moyen est ainsi satisfaisante dans 90% des cas.
Les porthèses en serum physiologique permettent de faire une cicatrice plus discréte qu'un implant en silicone, elles peuvent en revanche se dégonfler.
Un chirurgien plasticien pratique l'ensemble des techniques et cicatrices, il peut poser l'ensemble des prothèses, en revanche il vous conseillera sur la technique d'augmentation mammaire la plus adaptée et vous indiquera ses préférences et conseils.
Questions fréquentes
Quel est le but de l'augmentation mammaire ou pose de prothèses mammaires en chirurgie esthétique ?
Le but de cette chirurgie est la correction de l'hypotrophie mammaire ou l'augmentation du galbe lors d'une correction chirurgicale de ptose des seins. L'augmentation mammaire est réalisée actuellement en mettant en place une prothèse.
Quelle est la définition de l'hypotrophie mammaire ?
L'hypotrophie mammaire est définie par un volume de sein jugé insuffisant, par rapport à la morphologie de la patiente. Dans certains cas, il peut s'agir d'une agénésie, c'est-à-dire une absence de glande. Le plus souvent, il s'agit d'un défaut de développement (les seins sont petits depuis la puberté) ou d'une diminution suite à un amaigrissement ou un allaitement.
L'hypotrophie peut être associée ou non à une ptose, c'est-à-dire un affaissement du sein en rapport avec une distension cutanée.
Cette intervention est-elle prise en charge ?
La correction de l'hypotrophie mammaire est une intervention de chirurgie esthétique, elle n'est pas prise en charge par la sécurité sociale. Le médecin ne pourra pas vous prescrire un arrêt de travail.
Qu'est-ce qu'un implant mammaire ?
Il s'agit d'une prothèse dont l'enveloppe est constituée d'un élastomère de silicone. Le contenu autorisé en France peut être : du sérum physiologique ou du silicone. Leurs propriétés sont bien connues depuis de nombreuses années.
Les prothèses sont pré-remplies ou remplies pendant l'intervention par le chirurgien, pour adapter le volume. La paroi de la prothèse peut être lisse ou texturée. La forme des prothèses peut être adaptée à certaines situations particulières (prothèses anatomiques).
Le chirurgien vous conseillera et vous expliquera les raisons du choix du modèle de prothèse.
Quel est le type d'anesthésie ?
Il s'agit d'une anesthésie générale, la patiente est entièrement endormie pendant la durée de l'intervention.
Quelle est la durée de l'hospitalisation et quelle est la durée de l'intervention ?
Une journée d'hospitalisation est habituellement nécessaire. L'intervention dure de 30 minutes à 1 heure.
Comment choisir la cicatrice ?
La voie d'abord afin d'introduire la prothèse est à déterminer avec votre chirurgien. Elle peut se situer : dans l'aréole, à la partie basse de l'aréole, dans le sillon sous le sein ou au niveau de l'aisselle. Chaque voie présente des avantages et des inconvénients. Les différentes possibilités seront abordées pendant la consultation.
Quelle est la position de la prothèse ?
La prothèse peut être placée derrière la glande ou derrière le muscle pectoral. Le chirurgien vous expliquera la position la plus adaptée à votre morphologie ou au contenu de la prothèse.
Comment traiter une ptose associée ?
Dans certains cas, l'hypotrophie est associée à une ptose ou chute du sein (aréole basse, seins tombants, peau distendue). Il est alors nécessaire de réaliser une cicatrice, généralement autour de l'aréole, verticale et dans le sillon, afin d'enlever l'excès cutané. Il en résulte une cicatrice plus importante.
Faut-il un drainage ?
Un drainage peut être utile pour drainer le sang et les sérosités en postopératoire. Il n'est pas obligatoire. Votre chirurgien vous donnera son habitude.
Peut-on avoir une grossesse après prothèses mammaires ?
Il est conseillé de différer l'intervention si une grossesse est envisagée à court terme. Une grossesse est envisageable sans aucun danger, ni pour la patiente, ni pour l'enfant. Après cette intervention, l'allaitement reste possible dans la plupart des cas.
Peut-on corriger une différence de symétrie mammaire ?
Le corps n'est pas symétrique. Très souvent, la personne ne s'en rend pas compte. La plupart du temps, ces différences naturelles ne peuvent pas être corrigées par l'intervention. Même quand il n'y a pas de différence préalable, l'intervention peut entraîner une différence modérée non prévisible. Bien entendu, quand la différence naturelle est importante, on parle de malformation pouvant devenir le motif même de la consultation, pouvant alors bénéficier d'une correction chirurgicale.
Interventions en plusieurs temps, finitions et retouches ?
Certaines interventions nécessitent plusieurs temps opératoires, ce qui vous sera précisé en consultation. Ce n'est pas la règle pour la chirurgie de l'augmentation mammaire. Le résultat d'une intervention ne peut être prévu de manière absolue. La manière de cicatriser propre à chaque individu entraîne une variation de résultat. Des finitions et des retouches sont toujours possibles.
Le déroulement et les conditions d'une intervention chirurgicale peuvent être modifiés par le chirurgien pendant l'intervention par des conditions locales imprévues.
Quel délai faut-il pour apprécier le résultat ?
Un délai est nécessaire pour apprécier le résultat. Il faut généralement attendre 3 mois pour que les seins se relâchent et que les prothèses se positionnent.
Certaines activités sont-elles contre-indiquées ?
Aucune activité n'est contre-indiquée après pose de prothèse. Un arrêt du sport est souhaitable lors de la convalescence. Les patientes peuvent faire de la plongée sous-marine et prendre l'avion.
Quelle est la durée de vie de l'implant ?
La durée de vie d'une prothèse ne peut être déterminée précisément. Un implant de qualité a une durée de vie théoriquement illimitée, il n'y a pas de date de changement prévisible. Seule une usure ou une complication imposera le retrait ou le changement de prothèse.
Quel est le prix ?
Le prix varie en fonction des prothèses et des prestations de la clinique.
Quels sont les soins post-operatoires ?
Dès le lendemain de l'operation, la patiente peut prendre une douche (utiliser du savon de marseille). Après la douche, il faut sécher avec une compresse, puis desinfecter avec un anti-septique (Biseptine en spray par exemple). Il faut ensuite appliquer un pansement simple jusqu'à cicatrisation compléte. Le port du soutien-gorge est recommandé, il ne doit pas pousser les prothèses vers le haut (un soutien gorge de sport est adapté pendant les pansements).
Quel soutien-gorge amener à la clinique ?
Après l'intervention, vous sortez de la clinique avec un pansement étanche fin et adapté. Le soutien gorge vous aidera à maintenir la poitrine pour éviter les douleurs. Il n'est pas obligatoire, achetez le après l'intervention ou commander le (cf. fiches pratiques). Nous vous conseillons un soutien gorge de sport à ouverture devant. Evitez les armatures le premier mois. Pour choisir un joli soutien gorge il vaut mieux attendre un mois que l'oedème diminue.
Quelles complications peuvent survenir ?
Des complications peuvent survenir : hématome, infection, phénomène de coque, déplacement des prothèses, fuite ou dégonflement, plis et vagues, perte de sensibilité, cicatrice disgracieuse...
------------------------------------------------------------------------------------ AUGMENTATION MAMMAIRE : Le complément d'information
L'hypoplasie mammaire est définie par un volume de seins insuffisamment développés par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut exister d'emblée (seins petits depuis la puberté) ou apparaître secondairement, à la suite d'un amaigrissement important ou d'une grossesse suivie d'allaitement. Elle peut être isolée ou associée à une ptose, c'est-à-dire un affaissement de la glande et une distension de la peau. Cette chirurgie à but esthétique ne peut être prise en charge par l'assurance-maladie.
OBJECTIFS Une plastie mammaire d'augmentation consiste à corriger le volume jugé insuffisant des seins par la mise en place d'implants (prothèses) derrière la glande mammaire.
PRINCIPES
Tous les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d'une enveloppe et d'un produit de remplissage. L'enveloppe est toujours constituée de silicone élastique (élastomère de silicone). Elle peut être lisse ou rugueuse (texturée). En ce qui concerne les produits de remplissage, seuls sont autorisés aujourd'hui en France le sérum physiologique et le gel de silicone, car ils sont connus et utilisés depuis près de 40 ans. L'implant est dit pré-rempli lorsque le produit de remplissage a été incorporé en usine (gel de silicone et/ou sérum physiologique). La gamme des différents volumes est donc fixée par le fabricant. Les implants gonflables au sérum physiologique sont remplis par le chirurgien qui peut adapter dans une certaine mesure le volume de la prothèse pendant l'intervention.
AVANTAGES ET INCONVENIENTS DE CHACUN DES PRODUITS DE REMPLISSAGE
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GEL DE SILICONE |
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Substance gélatineuse plus ou moins souple (cohésivité) - Souple- Ferme (gel cohésif)
*Limite l'apparition des plis
*Elimine le risque de dégonflement
*Consistance proche d'un sein normal et toucher naturel
*Ne se répand pas dans les tissus environnants en cas de rupture de l'enveloppe
*Produit non absorbable par l'organisme en cas de rupture de l'enveloppe
Il s'agit du contenu de prothèse de référence en 2008
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SERUM PHYSIOLOGIQUE |
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* Solution d'eau et de sel à une concentration similaire à celle du corps
* Peuvent être préremplis ou remplis au moment de l'intervention (valve)
*Absorption naturelle par l 'organisme en cas de rupture de l'enveloppe
*Possibilité d'apparition de "plis"
*Dégonflement précoce ou brutal possible |
AVANT L'INTERVENTION
* L'emplacement de la cicatrice, la situation de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse auront été décidés en consultation, en fonction notamment du contexte anatomique et des désirs exprimés par la patiente. On parvient ainsi, après un exposé clair des différentes méthodes, à choisir ce qui convient le mieux à chaque cas.Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l'intervention. Outre les examens pré-opératoires habituels, il peut être utile de vérifier l'imagerie mammaire (mammographie, échographie). Aucun médicament contenant de l'aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l'intervention.
Est-il possible d'allaiter ? : la mise en place d'implants mammaires derrière la glande mammaire ne semble pas avoir de retentissement sur l'allaitement.
* Les prothèses mammaires favorisent-elles l'apparition du cancer du sein ? : la relation entre cancer du sein et implant a été recherchée mais aucun lien entre les deux n'a été mis en évidence et l'implantation d'une prothèse mammaire n'augmente en rien le risque de survenue d'un cancer du sein. Les chirurgiens des centres anticancéreux utilisent régulièrement les prothèses mammaires pour la chirurgie reconstructrice.
* La surveillance du sein est-elle possible ? : la prothèse étant derrière la glande mammaire, la surveillance clinique est simple. La présence d'un implant peut modifier la capacité des rayons X à dépister le cancer du sein. Les patientes porteuses d'un implant mammaire doivent le préciser au radiologue qui pourra utiliser des méthodes spécifiques et adaptées (échographie, mammographie numérisée).
* Qu'en est-il de la controverse sur le gel de silicone ? Les implants mammaires remplis de gel de silicone ont été accusés d'être responsables du déclenchement de maladies auto-immunes chez certaines patientes. Aujourd'hui, l'ensemble des travaux scientifiques sur ce sujet a apporté la preuve qu'il n'y a pas d'augmentation significative du risque de maladie auto-immune chez les femmes porteuses d'implants mammaires et en particulier de ceux remplis de gel de silicone.
* Y a-t-il une surveillance après mise en place d'un implant mammaire ? Il est nécessaire de se soumettre à des visites postopératoires en fonction de la demande du chirurgien. Ultérieurement, la présence d'un implant mammaire ne nécessite pas de faire réaliser des examens en plus de la surveillance médicale habituelle mais il est indispensable de préciser au médecin que vous êtes porteuse d'un implant mammaire. Il est impératif en cas de modification d'un sein (durcissement ou au contraire ramollissement) de consulter un médecin (médecin de famille, gynécologue,chirurgien) qui saura juger s'il est nécessaire d'avoir recours à un examen radiographique ou échographique. Telles sont les informations que nous pouvons aujourd'hui scientifiquement et loyalement vous apporter dans le domaine de la chirurgie de l'augmentation mammaire par prothèses. Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu'une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d'aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.
* Durée de vie de la prothèse : Une prothèse, qu'elle soit remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique, a une durée de vie incertaine que l'on ne peut estimer précisément a priori puisqu'elle dépend de l'éventuelle survenue d'une complication. Ainsi, la durée de vie de l'implant ne peut être garantie. Une femme porteuse d'implants est exposée au risque d'avoir recours à une intervention complémentaire de remplacement pour que l'effet bénéfique soit maintenu. Cependant, il faut savoir qu'a priori un implant de qualité n'a pas une durée de vie théoriquement limitée : il n'y a pas d'échéance au-delà de laquelle le changement d'implant est obligatoire. Ainsi, en l'absence d'usure ou de complication, l'implant peut être conservé aussi longtemps que la patiente le désire.
TYPE D'ANESTHESIE ET MODALITES D'HOSPITALISATION
Type d'anesthésie : Il s'agit le plus souvent d'une anesthésie générale classique,durant laquelle vous dormez complètement.
Modalités d'hospitalisation : Une hospitalisation d'une journée est habituellement suffisante.
L'INTERVENTION
Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu'il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs : Incision cutanée. L'implant est introduit par une courte incision située :- soit sur l'aréole ou dans l'aréole, - soit dans la région de l'aisselle, - soit dans le pli sous mammaire.
Position de l'implant : La loge qui est aménagée par décollement et dans laquelle la prothèse est implantée est située :- soit derrière la glande mammaire et devant le muscle grand pectoral, soit derrière la glande et derrière le muscle grand pectoral, En cas de ptose mammaire (seins tombants, aréole basse), il est souhaitable d'associer un geste de réduction de l'enveloppe cutanée, ce qui implique une rançon cicatricielle plus importante (périaréolaire, verticale). Il est possible qu'un drain soit laissé en place quelques jours après l'intervention de manière à ce que le sang ou le liquide qui peuvent se collecter soient éliminés. En fin d'intervention, un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutien-gorge, est confectionné. En fonction du chirurgien et de la nécessité éventuelle d'un geste complémentaire associé, l'intervention peut durer de 45 min à 2 heures.
APRES L'INTERVENTION
LES SUITESOPERATOIRES
Les suites opératoires peuvent être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque l'implant est placé derrière le muscle grand pectoral. On a alors recours à un traitement antalgique pendant quelques jours. Dans le meilleur des cas, la patiente ressentira une forte sensation de tension. OEdème (gonflement) et ecchymoses (bleus) des seins, gêne à l'élévation des bras sont fréquents au début. Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures et remplacé par un pansement plus léger, réalisant une sorte de bustier élastique confectionné sur mesure. La sortie a lieu 24 à 48 heures après l'intervention, puis la patiente est revue en consultation deux à trois jours plus tard : on met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention. Le port de ce soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour. Si les fils et suture ne sont pas résorbables, ils sont retirés entre le huitième et le quinzième jours post-opératoires. Il convient d'envisager une convalescence et un arrêt de travail d'une durée de 8 à 10 jours. On conseille d'attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.
LE RESULTAT
Il peut être apprécié à partir du troisième mois, délai nécessaire à l'assouplissement des seins et à la stabilisation des prothèses. Au-delà de l'amélioration esthétique, le retentissement psychologique est le plus souvent bénéfique.
LES IMPERFECTIONS DE RESULTAT
Il est possible que la cicatrice ait une évolution anormale sous forme d'épaississement ou de rétraction. Des douleurs des seins, des troubles de la sensibilité mamelonnaire sont également possibles. D'autre part, une insatisfaction du résultat esthétique peut motiver une réintervention après avis du chirurgien.
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
L'augmentation mammaire par prothèses, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical aussi minime soit-il. Il faut distinguer les complications liées à l'anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l'anesthésie, lors de la consultation, le médecin-anesthésiste informera lui-même la patiente des risques anesthésiques. Il faut savoir que l'anesthésie induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d'avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables. Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d'immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d'intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. Les suites opératoires sont en général simples au décours d'une augmentation mammaire par prothèses. Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines inhérentes à l'ensemble des interventions de chirurgie mammaire, d'autres liées à la mise en place d'un corps étranger dans le sein : les risques spécifiques aux implants mammaires.
Les complications inhérentes à l'ensemble des interventions de chirurgie mammaire :
La survenue d'une infection nécessite un traitement antibiotique et parfois un drainage chirurgical,§ Un hématome peut nécessiter un geste d'évacuation.
Des altérations de la sensibilité, notamment mamelonnaire, peuvent être observées, mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 18 mois.
Surtout l'évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices hypertrophiques, voire chéloïdes, d'apparition et d'évolution imprévisibles, qui peuvent compromettre l'aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.
Les risques spécifiques aux implants mammaires : Ils sont de trois ordres qui varient en fonction de la nature du produit de remplissage de l'implant (voir tableau). Il s'agit de la formation de plis ou de vagues, de la survenue d'une contracture capsulaire péri-prothétique et enfin du risque de rupture ou de dégonflement.
* Formation de plis ou aspect de "vagues" : L'implant, pour rester souple, n'est jamais rempli sous tension.De ce fait, les plis de l'enveloppe de la prothèse peuvent être visibles sous la peau, donnant alors un aspect de "vagues" notamment dans les parties supérieure, externe et inférieure du sein. Cet aspect est limité dans la partie supérieure en cas de mise en place en position rétro-musculaire. Ce phénomène est nettement plus fréquent lorsque la prothèse est remplie de sérum physiologique, surtout si sa paroi est texturée. Il expose davantage au risque de rupture et de dégonflement par usure prématurée de l'enveloppe au niveau d'un pli.
* Contracture capsulaire et coque fibreuse : La formation d'une capsule fibreuse autour d'un implant est obligatoire. C'est une réaction normale de l'organisme qui forme une sorte de membrane fibreuse autour de tout corps étranger afin de l'isoler et de se protéger ("membrane oucapsule d'exclusion"). Dans certains cas, cette membrane est le siège d'une évolution défavorable, comparable aux chéloïdes des cicatrices cutanées : elle s'épaissit, se rétracte et forme une véritable coque fibreuse autour de l'implant. Il s'agit de la contracture capsulaire. On distingue quatre stades de fermeté qui vont de l'aspect normal, indétectable, aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux. La fréquence de cette complication ne peut pas être globalement estimée puisqu'elle varie en fonction de l'indication, du type de la prothèse et de la technique opératoire. Cette complication est plus fréquente en cas de prothèse remplie de gel de silicone. La coque n'augmente pas le risque de rupture mais expose à une complication d'ordre esthétique. Une intervention chirurgicale peut corriger cette contracture par section de la capsule (capsulotomie).
Différents auteurs ont proposé des solutions techniques pour limiter l'apparition de cette contracture :
- la position de l'implant derrière le muscle pectoral
- la fabrication de parois rugueuses au niveau de la face externe de l'implant (prothèses texturées)
- l'utilisation d'implants remplis de sérum physiologique.
* Rupture et dégonflement
Un tel incident survient à la suite d'une altération de l'enveloppe de la prothèse, c'est-à-dire du contenant (élastomère de silicone). Des phénomènes de porosité, d'ouverture punctiforme ou de véritable brèche peuvent être en cause et apparaître à la suite d'un traumatisme violent, parfois d'un défaut de fabrication, mais surtout du fait de l'ancienneté de la prothèse (phénomènes d'usure). Pour une prothèse contenant du sérum physiologique, il peut aussi s'agir d'un problème d'étanchéité de la valve de remplissage. Ce type de prothèse subit alors un dégonflement partiel ou total, rapide ou lent. S'il s'agit d'une prothèse pré-remplie de gel de silicone, le gel reste la plupart du temps dans l'enveloppe fibreuse qui entoure l'implant (fuite intra-capsulaire). La fuite n'a alors aucune traduction clinique. Cependant, ce suintement intracapsulaire peut favoriser l'apparition d'une coque périprothétique. Beaucoup plus rarement, en cas de brèche importante en relation avec un traumatisme violent ou une ponction à l'aiguille, le gel s'échappe au-delà de l'enveloppe fibreuse(rupture extra-capsulaire). En petite quantité, il peut provoquer l'apparition d'un granulome à corps étranger sous forme de nodule (siliconome). En cas de rupture extracapsulaire importante (traumatisme), le gel diffuse dans les tissus avoisinants, le sein prend une consistance très molle, des réactions inflammatoires peuvent survenir : l'explantation chirurgicale est alors nécessaire.
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